Pour
une Turquie état associé à l'UE
(révision 19 juin 2004)
I DES RELATIONS SOUPLES TURQUIE --
UNION
EUROPÉENNE
1
Le traitement
des problèmes turcs par les Turcs.
2 Une
révision des programmes et instances
II
DES
COOPÉRATIONS SECTORIELLES
Agriculture
Industrie
Justice
Politique
étrangère
Coopération
technique
III
UN PÔLE
RÉGIONAL ASIATIQUE
=============================
NOUS
REPRENONS CHACUN DE CES TROIS THEMES
==============================
I
DES RELATIONS
SOUPLES TURQUIE -- UNION EUROPÉENNE
1 LE TRAITEMENT DES
PROBLÈMES TURCS PAR LES TURCS
1.1
DANS LE CADRE DE L'U.E.
Un statut d'Etat associé permet à la Turquie de
traiter ,
à son rythme, les problèmes qui sont liés au
renforcement des relations économiques, politiques et sociales
avec l'U.E.
DROIT
- Ratification de la
Convention civile du Conseil de l'Europe sur la corruption.
-
Application de la
Convention de l'OCDE sur la corruption de fonctionnaires
étrangers dans les transactions commerciales internationales.
-
Adoption du statut du
tribunal pénal international.
-
Règlement des
conflits frontaliers.
ÉCONOMIE
-
Réformes
tendant à instaurer une économie de marché (les
prêts de la Banque mondiale et du FMI représentant plus de
10% du PIB !).
- Réformes
fiscales et monétaires tendant à maîtriser les
pressions inflationnistes (taux moyen 2002 des prix à la
consommation : 45%).
- Alignement sur les
TVA de l'Union Européenne.
- Droits des
sociétés.
- Conformité aux
orientations de la Communauté européenne relatives aux
réseaux de transport trans-européen.
- Adoption par
l'Institut national de statistiques, du système européen
de Comptes (SEC 95).
1.2
HORS CADRE DE L'U.E.
Un statut d'État associé permet à la
Turquie de
régler elle-même, selon sa culture et en toute
indépendance les problèmes que l'Union européenne
tente d'aborder avec elle, depuis des décennies, avec
difficulté :
- Traitement des
minorités
- Contrôle civil
sur l'armée
- Maintien de l'ordre
dans le sud-est du pays
- Application de la
peine capitale
- Système
pénitentiaire
- Conformité
avec les décisions de la Cours européenne des Droits de
l'Homme.
- Lois sur la presse,
sur les associations, la radio diffusion, les syndicats, les partis
politiques
- Égalité
entre les sexes.
2
UNE RÉVISION DES
PROGRAMMES ET INSTANCES
2.1
PROGRAMMES
À ce jour, la Turquie participe à plusieurs
programmes
communautaires, tels que :
-
Programme pour
les
entreprises
- Programme
égalité hommes / femmes
- Programme de lutte
contre la discrimination
- Programme de lutte
contre l'exclusion sociale
- Programme de
santé publique
- Programme pour le
développement technologique
Proposition :
Développement
de l'implication turque a des programmes
communautaires de portée générale, par exemples :
- Programme
d'énergies intelligentes
- Programme
Douanes 2007
|
Cas particulier de la Banque européenne d'investissement
La Turquie est l'un des grands bénéficiaires des aides de
la BEI. Elle bénéficie de cinq mandats ou
mécanismes différents :
1- Euro med II (mandat de prêt euro méditerranéen
2- Mécanisme de partenariat méditerranéen
3- Programme d'action spécial pour la Turquie
4- Programme d'aide à la reconstruction de la Turquie
5- Mécanisme de pré -- adhésion
Propositions :
- Développement des 2 premiers programmes favorisant le
rôle de « Pôle régional asiatique », de
la Turquie.
- Révision du mécanisme de pré -- adhésion
dans la perspective d'un statut d'Etat associé.
|
2.2
INSTANCES
La Turquie participe à diverses instances communautaires,
plus
ou moins spécifiques du statut de « Membre de l'union
européenne ». C'est ainsi que la Turquie fait partie de
l'Agence européenne pour l'environnement.
Proposition
1 :
Développement de la participation turque à certaines
instances, spécialisées et autres, telle
l'Observatoire européen des drogues.
|
II
DES
COOPÉRATION SECTORIELLES
1
AGRICULTURE :
À ce jour, la Turquie est engagée, avec le concours
technique et financier de l'U.E., dans diverses actions de
modernisation de l'agriculture, secteur d'activité essentiel
(employant 35% de la main d'?uvre).
- Réorganisation
des coopérations de vente de produits agricoles.
- Mise en oeuvre d'un
programme de développement rural, la
protection de l'environnement et la sylviculture.
- Mise en oeuvre d' un
programme dans le secteur vétérinaire, de la
santé des végétaux et de l'agriculture biologique.
Toutes ces actions sont orientées vers une harmonisation de
l'agriculture turque aux contraintes de la « Politique agricole
commune ».
Proposition
:
Réorientation des actions au service d'un partenariat
privilégié U.E. -- Turquie, avec ouverture
progressive du marché européen aux produits
agroalimentaires de la Turquie
|
2
INDUSTRIE :
2.1
PRIVATISATIONS
La Turquie, encouragée par l'U.E., a privatisé
plusieurs secteurs économiques :
- Produits alimentaires
- Cimenteries
- Sidérurgie
- Papiers / cartons
- Électronique
- Automobile
- Textile
- Produits de
transformation du bois
Proposition
:
Suivi par l'Union Européenne des opération de
privatisation dans de nouveaux domaines
:
Mines - - Sucre
- Tabac -
Engrais -
Raffinage du pétrole
Pétrochimie - Metaux de base -
Machines-outils
|
2.2
INVESTISSEMENTS ÉTRANGERS
La nouvelle loi sur les investissements étrangers, de
juin 2003,
entre en application
Proposition
:
Encouragement par 'U.E. du programme national de modernisation des
aciéries turques, actuellement non-compétitives.
|
2.3
PROMOTION DES PME
Plus de 50% du budget des organismes publics turcs, pour l'aide
aux
PME, restent inutilisés, alors que ces entreprises sont
particulièrement créatrices d'emplois. L'Union
Européenne a intérêt à favoriser le
développement en Turquie des PME, créatrices d'emplois,
diminuant ainsi la nécessité de l'émigration.
Propositions
:
- Encouragement par l'UE des projets d'investissement, la
création de petites entreprises par les migrants turcs en
retour.(on peut penser au modèle de l'agence "INTENT"
déjà active en Turquie,au Maroc, en Gana, Surinam, et aux
Antilles, http://www.intentbds.nl )
- Création dune structure de concertation entre les organismes
publics et le secteur privé.
|
3
JUSTICE
La Turquie a un certain nombre d'accords internationaux :
- Convention 2000 des Nations Unis, contre la criminalité
transnationale organisée.
- Protocole sur la prévention de la traite des personnes.
- Protocole sur la lutte contre le trafic des migrants par terre, air
et mer.
- Protocole modifiant la convention européenne sur la
répression du terrorisme.
- Convention OCDE pour la lutte contre la corruption dans les
transactions internationales.
- Plan national d'action pour la coopération judiciaire, en
matière pénale.
Proposition :
- Mise en application des dispositions de l'accord de SCHENGEN,
concernant la coopération policière (relative à la
frontière commune UE-Turquie;
- Ouverture de négociation en vue d'accords de ré --
admission de migrants entre l'U.E. et la Turquie. |
4
POLITIQUE ÉTRANGÈRE
DIALOGUE 5 + 5
Un sommet du dialogue "5 + 5" a
réuni en Tunisie, en
décembre 2003, les pays de l'Europe du Sud (France, Espagne,
Italie, Portugal et Malte) et les pays du Nord de l'Afrique (Maroc,
Algérie, Tunisie, Libye, Mauritanie).
Proposition :
Un Dialogue 6+6, acceptant
en plus la Grèce et la Turquie. Les six de
l'Union Européenne feront compte rendu aux autres membres de
l'Union et tacheront de les impliquer dans leurs programmes.
|
trois
centres d'intérêt prioritaire :
- Partenariat euro --
méditerranéen
- Lutte anti --
terroriste
- Immigration
clandestine
5
COOPÉRATION TECHNIQUE
Jumelages :
Le processus de jumelage propose un large éventail de
compétences des Etats de l'Union européenne, par le biais
du détachement a long terme, de fonctionnaires et de d'experts
de courte durée.
Treize projets de jumelage en faveur de la Turquie ont
été prévus, pour la première fois, en 2002.
Dix-sept projets en 2003 ont concerné les domaines de la
justice, les affaires intérieures et les finances.
Proposition :
Soutien des projets de jumelages nouveaux, notamment dans les domaines
du marché intérieur, de l'environnement, de la
pêche, de l'énergie, des transports, de la politique
régionale. |
III
UN PÔLE RÉGIONAL
ASIATIQUE
L'U.E. peut trouver son intérêt à soutenir
la
vocation turque à un rôle régional renforcé,
notamment dans les domaines économiques et politiques.
1
ÉCONOMIE
1.1 DES ACCORDS REGIONAUX DE
LIBRE-ÉCHANGE
- À ce jour, la Turquie a conclu des accords de
libre-échange avec les pays de l'AELE et Israël.
- La Turquie négocie actuellement des accords de
libre-échange avec les pays de la région (Egypte,
Autorité palestinienne, Liban)
- La Turquie cherche a engager des négociations avec la
Jordanie, la Syrie, (ainsi qu'avec des pays maghrébins, tels
l'Algérie et la Tunisie)
Proposition :
Soutien de
l'U.E. a la signature d'accords de libre-échange
bilatéraux et régionaux en Asie mineure. Toujours
dans le plein respect des négotiations multilaterales
entreprises dans la OMC
|
1.2
PROGRAMME DE DÉVELOPPEMENT EURO-MÉDITERRANÉEN
- Le programme MEDA, qui reprend actuellement une vie plus
active,
s'est ouvert à la Turquie dans le cadre d'EUROMED II (avec la
participation de la Banque européenne d'investissement).
Proposition :
Renforcement des moyens financiers du programme MEDA, dans la zone Asie
mineure, ainsi que des moyens de contrôle de leur utilisation. |
2
POLITIQUE
- La Turquie participe actuellement aux certaines
réunions des directeurs
politiques du groupe PESC (Politique Étrangère et de
Sécurité Commune).
- La Turquie assure aujourd'hui la présidence de deux groupes de
travail du « Pacte de stabilité pour l'Europe du Sud-Est
».
La Turquie a une vocation, par sa démographie, sa
géographie, sa puissance militaire et sa culture, à
promouvoir la stabilité et la sécurité, au
Moyen-Orient.
Proposition :
Renforcement du dialogue politique entre l'Union Européenne et
la Turquie, favorisant la stabilité dans le Caucase et la
Méditerranée orientale. |
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